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 « The story of us looks a lot like a tragedy now »

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Guenièvre
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MessageSujet: « The story of us looks a lot like a tragedy now »   Mer 8 Avr - 6:40


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Avant le départ de la princesse Anna, Guenièvre avait longtemps pensé que si elle partait, sa relation avec Arthur reviendrait au même point. Pourtant, c’est absolument le contraire qui s’est produit. Leur relation n’a fait que dégradé. Tous les deux ont en fait complètement cessés de se parler, voire même de se regarder. Si elle ne l’avait pas autant aimé, elle aurait sans doute oublié la couleur de ses yeux. La situation était simplement encore plus difficile qu’avant, parce qu’il n’y avait plus de princesse entre eux. Il n’y avait plus que leur rang social qui les séparait, comme au tout début. Cette période manquait à Guenièvre, bien plus qu’elle n’osait se l’avouer. Car la meilleure façon pour elle de se protéger était de vivre dans le déni. Cependant, si elle arrivait à se convaincre parfois qu’il ne lui manquait pas, elle avait bien plus souvent ces moments de lucidité où elle souhaitait plus que tout revenir en arrière.

La journée avait été aussi longue que toutes les autres. N’ayant rien d’autre à faire que de s’affairer au château, Guenièvre pouvait trouver quelques petits boulots ici et là. Cette vie était lassante à vrai dire. Quand elle travaillait pour Dame Morgane, la vie était beaucoup plus plaisante, car au moins, elle avait une routine précise à suivre. Elle n’avait pas à essayer de se trouver un nouveau boulot à tous les jours. Au moins, elle arrivait souvent à se trouver des contrats de couture pour les dames de la cours, voire même certains chevaliers qui la connaissaient bien.

Le soleil était en train de se coucher quand la servante entendit dire que le roi était malade. Il avait apparemment passé la journée au lit. Elle en déduit donc que c’était pour cette raison qu’elle ne l’avait pas vu s’entrainer plus tôt, ou qu’elle n’avait pas eu à se cacher pour éviter qu’il la voie. Maintenant qu’elle y pensait, elle était inquiète et s’en voulait un peu. Comment allait-il ? Allait-il s’en sortir ? Enfin, elle voulut croire qu’avec Gaius pour s’occuper de lui, Arthur ne pouvait que se sentir mieux dès le lendemain matin.

Néanmoins, la brune décida de se rendre aux appartements du roi. Elle toqua doucement, curieuse, sur la porte et vit Gaius assis près d’Arthur, comme pour le veiller. Guenièvre baissa les yeux, se disant qu’elle ne devrait pas les déranger. Voulant partir, elle se rendit compte que ses pieds avaient une toute autre idée en tête. Entrant dans la chambre, elle referma doucement la porte derrière elle, attirant l’attention de Gaius. « Comment va-t-il ? » demanda-t-elle, légèrement mal à l’aise. Gaius lui expliqua que le roi allait s’en remettre, de quoi la rassurer. Toutefois, elle ne voulait pas partir. Elle n’était pas vraiment assez fatiguée pour s’endormir de toute façon, c’est pourquoi elle décida de rester. « Vous devriez rentrer vous reposer. Je vais le veiller. » Certes, Gaius lui fit assez confiance pour la laisser seul avec lui. Une fois que le physicien quitta, elle regretta un peu sa décision. L’avait-elle prise par sens du devoir ou par amour ? Après tout, Guenièvre avait toujours été bonne pour s’occuper des autres et les aider, mais elle était également toujours amoureuse de son roi. Le voir dans cet état ne lui plaisait pas, bien évidemment. Bref, après l’avoir observé pendant quelques secondes, elle replaça la couverture sur lui, jusqu’à ses épaules, afin d’éviter qu’il ait froid. Ensuite, elle prit le bol d’eau et alla chercher de l’eau plus fraîche pour ensuite revenir.




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MessageSujet: Re: « The story of us looks a lot like a tragedy now »   Ven 10 Avr - 5:18

Toux. Éternuement. Maux de gorge. Nez bouché. Maux de tête. Frissons. Fièvre. Fatigue. Douleur musculaire. Arthur n'était pas en forme depuis quelques temps, ayant attrapé une vilaine grippe. Le virus était contagieux. Le jeune homme ne voulait pas que ses amis l'attrape. Les couloirs furent vide de sa présence, car il était resté au lit toute la journée. Il fallait du repos pour pouvoir aller mieux. Merlin était venu ce matin préparer celui qu'il servait pour la journée. Se lever prenait toute l'énergie de notre Roi. Celui-ci avait demandé à ce que personne le dérange sauf si c'était important. Arthur n'était pas n'importe qui; il était le souverain de Camelot. Ayant des obligations et ne pouvant pas les accomplir, il avait fait faire les papiers importants par des personnes en qui il avait une totale confiance. Ensuite, il avait demandé à ce que quelqu'un d'autre le remplace au conseil avec les Chevaliers.

Le soir était tombé sur Camelot et Arthur venait tout juste de s'être étendu au moment où Guenièvre était entrée dans la grande pièce. L'homme avait mangé un peu du dîner que son serviteur personnel lui avait apporté. Durant la journée, il s'était levé lorsqu'il était l'heure de manger ou bien lorsqu'il y avait des affaires importantes à régler. Gaïus ou Merlin venaient quelques fois le veiller pour s'assurer que la fièvre n'augmente pas. Des compresses furent appliquées sur son front par moment. Le vieil homme lui administrait aussi des potions qui servaient à le soulager, lui permettant de se reposer sans être trop dérangé par les symptômes du virus. Les draps furent changé une ou deux fois dans la journée, car la fièvre faisait évacuer de la sueur pour garder la température du corps. De l'eau fut aussi mise à disposition pour qu'Arthur boive.

L'homme n'était pas profondément endormi. Il ne l'était jamais de toute façon. Il ne faisait que se reposer, au cas où une attaque viendrait à avoir lieu à Camelot. Il fallait toujours être prêt. Sentant du mouvement, le blond laissa échapper un faible grognement plaintif, les maux qu'il ressentait n'aidant pas. Ce n'était pas contre le fait qu'on venait tout juste de le bouger. Il appréciait énormément ce que ses amis faisaient pour lui. Il entendit des pas lointains puis de plus en plus proches. Arthur ouvrit difficilement les yeux, sentant sa tête lui élancer ainsi que la fatigue toujours présente. Il cligna des yeux, s'ajustant à la lueur des chandeliers dans ses appartements. C'est alors qu'un visage se présenta à lui. Lorsque la vue d'Arthur se fit plus claire, il aperçu Guenièvre.

Son coeur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'il la vit, une lueur de surprise voilant son regard bleu rivé sur elle. Le blond ne s'attendait pas à la voir. Les deux jeunes gens faisaient tout pour s'éviter, depuis qu'un mariage entre Arthur et une héritière de Gaëls avait été annoncé. Dans un sens, l'homme était heureux de voir qu'il n'avait pas à épouser quelqu'un qu'il n'aimait pas et ne connaissait pas. Il voulait que Guenièvre soit sa Reine, mais le voulait-elle également? Avec son attitude, il ne savait plus quoi penser. La voir ici était étrange, mais en y repensant, la jeune femme était du genre à aider les gens.

« Gu-- Guenièvre? » Dit-il faiblement. « Est-ce toi? »


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MessageSujet: Re: « The story of us looks a lot like a tragedy now »   Ven 10 Avr - 5:47


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Avait-elle peur d’attraper ce virus que le roi portait ? Pas le moins du monde. Rien que le fait de vivre dans la ville basse pourrait effrayer les nobles les plus hautains, mais elle, elle avait l’habitude, surtout étant une amie de Gaius. Puis, elle avait vu la maladie emporter sa mère. Elle se doutait bien qu’Arthur allait s’en remettre bien vite. Il était comme ça. Son roi était quelqu’un de fort, qui savait se sortir de situation impossible. S’il fallait qu’il meurt un jour – pas tout de suite – ce n’était sans doute pas la maladie qui allait l’emporter.

Bref, son trajet fut court, ou plutôt n’avait-elle pas prit de temps à revenir. Malgré le fait qu’elle savait Arthur fort, elle désirait s’assurer qu’il ne lui arrive rien. Elle avait l’impression de devoir s’occuper de lui. Au plus profond d’elle-même, elle voulait s’occuper de lui. Si ça n’avait pas été le cas, elle ne serait pas allée remplacer Gaius. C’est pour cette raison qu’elle ne perdit pas une seule seconde. C’est avec une démarche rapide, mais prudente, qu’elle revint dans la chambre du roi et posa le bol d’eau fraîche. C’est à ce moment qu’elle entendit Arthur parler.

Son cœur fit plusieurs bonds, comme s’il avait tenté de sortir de sa poitrine. C’est après deux à trois secondes qu’elle se retourna vers Arthur qui la regardait. Était-il délirant ? Ou bien juste trop fatigué pour voir clair ? En réalité, il devait simplement être surpris de la voir là et s’inquiétait probablement lui-même de délirer. « Pardonnez-moi, sire. Je ne voulais pas vous réveiller. » Si elle n’avait pas confirmé verbalement que c’était bien elle, sa voix allait le faire. De toute façon, elle ignorait si sa question était simplement rhétorique ou pas.

Sans en dire plus, Guenièvre s’approcha du roi, s’appuyant sur le lit d’une main afin de toucher le front du roi avec l’autre. Baissant les yeux pour regarder les siens, elle eut l’impression de manquer d’air, comme si la notion de respiration lui était soudainement inconnue. Mal à l’aise, elle releva le regard vers son front et enleva sa main avant de se retourner.

Faisant face au bol d’eau à nouveau, elle prit une compresse qu’elle trempa et tordit pour enlever le surplus d’eau dedans. Repensant à ce qu’elle venait de dire, elle se rendit compte qu’elle ne l’avait pas appelé par son prénom, comme elle en aurait eu l’habitude avant, lorsqu’ils étaient seuls. Aujourd’hui, c’était différent. Il était le roi, et elle était une servante. Tout un monde les séparait, apparemment. Bien assez pour qu’elle ne s’adresse plus à lui avec familiarité. Après tout, elle ne savait même pas si elle en avait le droit. Bref, inspirant profondément, Guenièvre se retourna de nouveau pour faire face au roi. Elle déposa ensuite la compresse sur son front, attentive à son bien être malgré la situation.


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MessageSujet: Re: « The story of us looks a lot like a tragedy now »   Lun 13 Avr - 6:26

Arthur eut la confirmation que Guenièvre était bien présente lorsqu'il entendit sa voix, ce qui eut pour effet d'envoyer des frissons le long de sa colonne vertébrale qui s'ajoutèrent à ceux qui étaient déjà présents causés par le virus qu'il portait. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas entendu le son de la voix de celle qu'il aimait. Tellement longtemps qu'il avait presque oublié. Au même moment où il releva la tête, ses yeux rencontrèrent ceux de Guenièvre qui s'affairait à appliquer une compresse d'eau fraîche sur son front. Sa peau étant brûlante, la compresse eut pour effet de faire un peu diminuer la température du corps.

L'air fut également retiré des poumons d'Arthur lorsqu'il la vit. Un silence inconfortable s'installa entre eux deux, ne sachant quoi dire ni quoi faire. Ne pas être heureux de voir la femme qu'il aimait ce soir serait mentir. Plusieurs questions hantaient Arthur tellement Guenièvre lui manquait. Tant de fois il avait voulu l'approcher, mais il n'avait aucune idée comment s'y prendre alors il ne le faisait pas. En plus, elle faisait tout pour l'éviter. Le jeune homme ne comprenait plus rien. Ressentait-elle toujours la même chose envers lui ? Était-elle toujours prête à l'attendre ? Les doutes qui s'étaient incrustés dans son esprit lui faisait éviter Guenièvre de peur de recevoir une confirmation en ce qui concernait ses craintes.

Sachant très bien qu'il pouvait lui filer le virus, mais voulant à tout prix sentir un contact, Arthur leva faiblement une main et agrippa le poignet de la femme au-dessus de lui, espérant avoir une quelconque réaction de sa part. Se rappelant qu'elle ne l'avait pas appelé par son prénom, l'homme jugea que ce serait un bon début pour commencer une discussion. L'homme n'était pas fort sur les titres, préférant se faire appeler par son prénom. Entre lui et la servante, il n'y avait pas de rang et il la traitait comme son égal. Ils se connaissaient depuis plusieurs années, bien sûr que la jeune femme avait le droit de l'appeler Arthur.

« Arthur, Guenièvre... Arthur », lui rappela-t-il avec un léger sourire. « Ne me dis pas que mon prénom est du poison », ajouta-t-il, voulant alléger l'atmosphère tendue entre les deux jeunes gens. Sa voix sonnait enrhumée ce qui enleva un peu d'éclat à sa remarque. Sa tentative lui donnait envie de vomir. Merlin avait toujours été meilleur que lui pour ce genre de chose. En général, c'était lui qui réconfortait les autres. « Pourquoi es-tu ici alors que tu... » Il ne termina pas sa phrase, ne voulant dire quoi que ce soit au sujet de s'éviter. Cela lui brisait le cœur de savoir qu'ils n'étaient plus aussi proches qu'avant, avant toute cette histoire avec Anna de Gaëls.


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MessageSujet: Re: « The story of us looks a lot like a tragedy now »   Lun 13 Avr - 17:53


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Bien sûr, tout ce cérémonial, Arthur ne l’acceptait pas. Il n’était pas rare de voir les amis d’Arthur l’appeler par son prénom. Que ce soit un chevalier, comme Sir Léon, ou un serviteur, comme Merlin. En dehors de leur boulot, ils s’appelaient tous par leur prénom, parce qu’Arthur ne regardait pas les gens en fonction de son rang. Plus maintenant en tout cas. Ce prince avait grandi, il était devenu mature et un bon roi, et bien qu’il y avait un froid entre eux, Guenièvre continuait de considérer cela comme étant la plus belle qualité de ce dernier. Ainsi, il était proche de son peuple et arrivait presque à le comprendre. N’importe lequel de ses sujets était important et pouvait compter sur lui. C’était en fait une ère nouvelle pour le royaume qui avant, au temps d’Uther, vivait dans la crainte de ne pas être protégé de la bonne façon par le roi.

Mais tout cela ne changeait pas du tout les sentiments de cette servante. Ça ne faisait en fait que renforcer l’amour qu’elle avait pour Arthur, et bien qu’elle augmente la distance entre eux en l’évitant, ses sentiments ne se faisaient jamais moins forts. L’idée de partir plus loin lui avait traversé l’esprit, mais elle ignorait où elle pourrait aller et de toute façon, sa place était ici, près d’Elyan. Bref, alors qu’elle déposait la compresse sur le front du roi, les deux s’échangèrent un regard. Ils étaient blessés et torturés par la situation, mais aussi en amour l’un avec l’autre. Et bien qu’Arthur ne regardait pas le rang des autres, leur rang ne disparaissait pas pour autant. Un roi et une servante ? Ça ne s’imaginait même pas. Alors pourquoi eux y pensait ? Guenièvre voulait l’oublier en tout cas.

Mais ce n’était pas l’envie d’Arthur. Alors qu’elle était prête à se relever, après avoir déposé la compresse, Arthur leva le bras faiblement pour prendre son poignet. Avait-il voulu la retenir ? Ça ressemblait à un signe qu’il voulait qu’elle reste là. Regardant de nouveau Arthur dans les yeux, elle chercha à comprendre ce qu’elle comprenait déjà. Le cœur battant à ce contact, elle finit par baisser les yeux, visiblement torturée par la situation. Cependant, elle ne chercha pas à se débattre pour qu’il la lâche. Ce contact physique était le seul qu’ils aient eu depuis des mois et elle voulait en profiter le temps que ça allait durer, bien qu’elle savait que ça allait la détruire plus tard.

Arthur la ravisa en lui rappelant son prénom en souriant légèrement. Elle aurait voulu répondre, mais elle ne voulait pas non plus le blesser. On ne frappe jamais quelqu’un déjà au sol, n’est-ce pas ? « Vous n’êtes pas un poison. » C’est tout ce qu’elle trouva à répondre à sa dernière remarque sur son nom. Le regardant, elle l’écouta lui demander ce qu’elle faisait là, déposant son poignet, toujours dans la main d’Arthur, sur le lit. « J’ai entendu dire que vous étiez malade, alors je suis venue voir comment vous alliez. Je voulais de vos nouvelles. Gaius semblait fatigué, alors je lui ai proposé de le remplacer pour qu’il puisse se reposer. » Réfléchissant à ce qu’elle venait de dire, elle baissa les yeux. Elle lui avait en fait dit qu’elle était inquiète pour lui, des paroles qui en disait long sur ses sentiments. Du moins, à ses yeux à elle. Maintenant que c’était dit, elle ne pouvait pas revenir en arrière. Elle ne pouvait rien corriger et n’en avait pas non plus envie. En fait, elle avait l’impression d’avoir dit ce qu’elle avait eu à dire pendant aussi longtemps. Son cœur lui criait qu’elle l’aimerait toujours. Il souffrait juste de le voir avec une éventuelle autre femme. « Je… Je vais aller chercher Merlin pour qu’il prenne le relais. » Autant qu’elle avait envie de partir et disparaître, elle avait envie de rester et s’occuper de lui. C’était seulement douloureux de savoir que ça ne durerait que le temps d’une nuit, jusqu’à ce que Gaius ou Merlin vienne prendre le relais.




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MessageSujet: Re: « The story of us looks a lot like a tragedy now »   Sam 6 Juin - 20:43

Arthur avait abaissé le bras, mais gardé le poignet de Guenièvre dans sa main, voulant en aucun cas que ce contact prenne fin. L'entendre lui dire qu'elle avait voulu avoir de ses nouvelles le soulagea un moment des craintes qui pesaient sur son cœur. Savoir qu'elle s'inquiétait pour lui signifiait qu'il était toujours important à ses yeux. Une chose était sûre : elle l'était pour lui. Un faible sourire se dessina sur les lèvres d'Arthur, mais même sourire lui prenait toute son énergie.

Puis, un silence pesant et gêné s'installa entre eux deux alors qu'Arthur cherchait un moyen pour faire durer le moment. Il n'avait aucune envie que Guenièvre parte pour ensuite être de nouveau loin d'elle lorsqu'il se sentirait mieux. Par moment, le jeune homme s'était même demandé s'il avait fait quelque chose qui ait fait en sorte que Guenièvre ne lui parle plus. Mais la connaissant, il ne pensait pas que ce soit le cas. Elle était du genre à lui dire ce qu'elle pensait, ce qui lui permettait de se remettre en question et d'être une meilleure personne.

Arthur n'avait aucune envie d'être avec une autre femme que Guenièvre, mais la question des statuts sociaux entrait en compte. Elle était une servante et lui le Roi. Il pouvait décider ce que bon lui semblait. Guenièvre n'avait pas son mot à dire si un mariage d'alliance avec une autre contrée devait avoir lieu. Étant l'homme qu'il était, si cela était nécessaire pour le bien être de Camelot, Arthur le ferrait sans hésiter. Il voulait que Guenièvre soit sa Reine, les rangs sociaux n'avait aucune importance à ces yeux. Être apte à l'aider était la seule chose qui comptait pour lui, mais pas aux yeux du peuple. Comment les verraient-ils ? Un noble et une servante ? La préservation du sang noble était importante en ces temps-là.

Malgré qu'Arthur appréciait ce que Merlin et Gaïus faisaient pour lui, il n'avait aucune envie de les voir. Maintenant que Guenièvre était présente, il avait bien l'intention d'en profiter. Leur différent ne pouvait plus durer. Il fallait qu'ils se parlent et prenne une décision. Continuer ou bien mettre un terme à leur relation. Je vais aller chercher Merlin pour qu'il prenne le relais. Non. Non. Pas Merlin ni Gaïus.

« Non... Non... Reste, Guenièvre... » protesta-t-il, essayant de se redresser et de s'asseoir dans son lit. Il voulait qu'elle reste, mais il fallait qu'ils se parlent et Arthur ignorait quoi dire, de peur que quelque chose sorte de travers. Il finissait toujours par le faire et la plupart du temps c'était blessant. Blesser Guenièvre était la dernière chose qu'il voulait. Il décida de lui demander comment elle se portait depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vu, ce qui remontait à plusieurs mois. « Comment... comment te portes-tu depuis la dernière fois que nous nous sommes vu ? » Il regretta de l'avoir dit aussitôt. Il ne faisait en aucun cas comme s'ils se parlaient encore, il était réellement inquiet pour elle. Mais les mots étaient mal choisis, comme toujours. Réalisant son erreur, il ferma les yeux, l'air honteux.


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MessageSujet: Re: « The story of us looks a lot like a tragedy now »   Mar 16 Juin - 3:08

Si les souvenirs de la princesse Anna qui discutait avec son petit frère de son futur mariage avec Arthur avait été douloureux, revoir Arthur l’était davantage, car à le regarder, elle ne faisait que se rappeler que ce monde qui les séparent les empêchaient d’être ensemble. Le départ d’Anna n’avait fait que retarder l’inévitable : Arthur allait sans aucun doute épouser la princesse d’un quelconque royaume afin de les unir. Et bien qu’elle soit en désaccord avec cette méthode, considérant que le mariage était à célébrer par amour, elle ne pouvait que comprendre Arthur dans cette démarche. Après tout, lui aussi devait souffrir de la situation. Si elle était un peu fâchée contre lui, c’est parce qu’il se blessait lui-même au final. Après tout, c’était lui le roi. C’était à lui que revenait la décision d’épouser qui il voulait. Certes, il y avait ceux qui verraient le mariage du roi avec une roturière d’un mauvais œil (surtout les nobles), mais il y avait aussi les autres, ceux qui verrait ce mariage comme étant une preuve que le roi n’avait pas de préférence entre les gens du petit peuple et les personnes les plus haut placés dans la société…

Mais là encore, c’était l’opinion de Guenièvre qu’elle ne pouvait pas partager avec Arthur sans avoir l’air de tenter de le convaincre.

Bref, trouvant qu’elle se faisait souffrir pour rien, car cette rencontre n’aboutirait probablement à rien, Guenièvre décida d’aller chercher Gaius ou Merlin. Cependant, Arthur la retint, presque suppliant. En voyant qu’il essayait de se redresser, Guenièvre l’aida un peu, plaçant un oreiller derrière lui. Intuitivement, elle ne pouvait faire autrement que de s’occuper de lui, de veiller sur lui. Elle se rassied donc à la même place pour se rendre compte que la main d’Arthur qui tenait son poignet quelques secondes plus tôt était rendue dans la sienne. Elle n’avait même plus le contrôle sur ses gestes apparemment, surtout que sa main se refusa de lâcher la sienne. Bien entendu, ce fut jusqu’à ce que le roi rouvre la bouche pour lui poser cette question.

Guenièvre aussi ferma les yeux et baissa la tête. Lâchant la main d’Arthur, elle sentit son cœur battre à tout rompre, tellement qu’elle pouvait en sentir une douleur à la poitrine. Elle devait répondre, mais ne savait pas quoi dire, si ce n’est que la vérité. Mentir? Pourquoi faire?

« J’ai dû regarder tous les jours la princesse qui devait devenir votre femme et entendre ces conversations concernant votre mariage entre elle et son frère, en plus de toutes les personnes qui en parlaient dans les rues de Camelot. Comment pensez-vous que je me sois sentie? »

Sa dernière phrase laissa deviner que cette question l’avait insultée. Elle n’avait pourtant pas l’air énervée. Elle avait plutôt l’air blessée, profondément. C’était l’air qu’elle avait depuis quelques mois. Un air torturé, qui laisse croire qu’il y a quelque chose de mort au fond d’elle. Et le départ d’Anna n’avait rien changé à cela. Elle était toujours aussi vide, quoi que maintenant, devant Arthur, elle avait bien envie de verser quelques larmes. Cependant, elle les retint, car elle ne se permettait plus de pleurer face à cette situation. Ça ne changerait rien, de toute façon.




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MessageSujet: Re: « The story of us looks a lot like a tragedy now »   Mer 22 Juil - 6:11

Suite à ces mots, Guenièvre retira sa main de la sienne et abaissa la tête. Quant à Arthur, il avait évité son regard, ne voulant pas y voir un air qu'il était certain d'y voir et le reposa sur elle par la suite lorsqu'elle ouvrit la bouche pour répondre, écoutant ce qu'elle avait à dire. Comme il s'y attendant, Arthur eut droit à une réponse des plus honnête qui soit. Il ne put imaginer la douleur qu'elle avait dû ressentir, mais fit de son mieux pour se mettre à sa place et comprit que cela n'avait pas dû être facile. Conscient qu'il venait tout juste de la blesser, il resta silencieux un moment, ne sachant quoi dire, de peur d'empirer son erreur.

Le coeur d'Arthur palpitait dans sa cage thoracique, tellement il craignit que Guenièvre l'entende. Il prit une inspiration et évita son regard une fois de plus, ne voulant pas laisser paraître cette peur et cette douleur que leur situation lui procurait. Il avait peur, tellement peur de perdre la seule femme qu'il ait jamais aimé. Se résigner à leur fonction de domestique et de Roi serait insupportable. La douleur à la poitrine qu'Arthur ressentait était si brûlante et intense, telle un couteau. Le jeune Pendragon ne pouvait pas se permette de se montrer vulnérable et... faible.

« Je-- Je suis désolé, je ne voulais pas... » Il balbutia, ne sachant trop quoi dire et comment, parce que c'était le comment qui importait. Connaissant Arthur, il avait énormément de difficulté avec ce genre de dialogue. Il prit une inspiration pour calmer les battements de son coeur, mettre de l'ordre dans ses idées et continua, jugeant qu'il devait mettre ses sentiments envers elle au clair pour savoir ce qu'ils devaient faire. « Je veux que tu sache que je ne veux personne d'autre que toi, Guenière. C'est toi que je veux à mes côtés pour m'aider à diriger Camelot. »

Arthur savait qu'il aurait besoin d'une Reine pour l'aider à diriger ce royaume et faire perdurer la lignée des Pendragon. Quoi de mieux qu'avec une personne qu'il aimait, connaissait et en qui il avait confiance. Le jeune Roi avait conscience que la préservation du sang noble était importante, mais il n'était pas son père, Uther. Diriger un royaume avec quelqu'un qu'il n'aimait pas était inimaginable. Arthur se sentait mal à cette seule pensée. Mais en même temps, il pouvait comprendre pourquoi des gens le faisaient.


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MessageSujet: Re: « The story of us looks a lot like a tragedy now »   Mer 22 Juil - 17:02

Évidemment, le manque de tact d’Arthur avait réussi à insulter la servante. Cependant, elle le connaissait trop bien pour ne pas deviner qu’il ne l’avait pas fait exprès. Arthur avait toujours été maladroit avec les mots, lorsque ça concernait ses sentiments. C’est parce qu’elle le savait qu’elle ne put rester fâchée contre lui. Malheureusement, elle se calma intérieurement seulement après avoir parlé. Le roi savait donc qu’il l’avait blessée, et bien entendu, il s’excusa. Du moins, il balbutia des excuses, voulant dire qu’il n’avait pas voulu la blesser. « Je sais », dit-elle simplement lorsqu’elle vit qu’il ne savait plus quoi dire. Il n’avait pas à être mal à l’aise pour sa maladresse. Après tout, elle était maladroite elle aussi. Moins qu’avant, mais elle le demeurait néanmoins.

Baissant les yeux, Guenièvre ne savait plus vraiment quoi dire. L’envie de pleurer la prenait, mais elle ne le pouvait pas. Elle ne se le permettait pas. Elle se devait de rester forte et ne pas imposer au roi les crises d’une simple servante. Car après tout, c’était tout ce qu’elle était dans ce monde. L’humain avait décidé de se classer selon leurs richesses, et elle se trouvait au plus bas des rangs. Elle ne s’était jamais plainte auparavant. Guenièvre ne souhaitait pas commencer non plus. C’est plutôt Arthur qu’elle plaignait, car les décisions qu’elle prenait pour elle-même n’allaient pas affecter un royaume entier, contrairement à lui. Elle comprenait toutes les responsabilités du roi et n’enviait pas sa place.

Arthur inspira profondément et reprit la parole pour lui faire savoir qu’il voulait être avec elle. Bien sûr, ces mots ravirent son cœur, jusqu’à ce qu’elle se ravise. Elle n’eut même pas le temps d’esquisser le moindre sourire à Arthur que son cœur lui faisait mal à nouveau. Elle ne voulait pas du trône. Elle voulait Arthur. Mais ils ne pouvaient pas, à cause des lois. Elle inspira profondément également afin de retenir quelconque larme qui voudrait s’échapper de ses yeux. « Je serai toujours là pour vous Arthur. Je serai toujours là pour vous aider si vous avez besoin de moi. Je ne peux cependant pas m’opposer aux lois de Camelot. » Non, elle ne le pouvait pas. Cette relation après tout lui avait presque couté la vie du temps d’Uther. Aujourd’hui, elle donnerait toujours volontiers sa vie pour lui, mais la loi lui interdira probablement toujours de le faire en tant que son épouse.

C’est alors que des larmes montèrent à ses yeux. Elle voulut fuir, mais elle resta, question de ne pas contredire ses paroles. Après tout, si ces mots lui faisaient du mal à elle, sans doute qu’ils le feraient souffrir aussi. Elle ne s'attendait plus à rien de sa part, néanmoins, il savait désormais qu’elle serait toujours prête à rester dans son ombre, car elle l’aimait, malgré tout, de tout son cœur.




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