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 20 ans après, où en sommes-nous ?

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Elinor
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Joueuse

PARCHEMINS : 272
ARRIVÉE A CAMELOT : 03/01/2015

Expérience
Combat:
2/1000  (2/1000)
Magie:
7/1000  (7/1000)
Nature:
1/1000  (1/1000)

MessageSujet: 20 ans après, où en sommes-nous ?   Mar 27 Jan - 13:55

Impassible, l’expression neutre, Elinor regardait calmement les personnes qui s’agitaient dans la salle. Actuellement, elle était en train d’astiquer le comptoir. Cela ne serait absolument pas un problème, et ce serait même une bonne chose, si cela ne faisait pas dix minutes qu’elle nettoyait l’exact même endroit. Mais complètement perdue dans ses pensées, elle ne faisait plus vraiment attention à ce qu’elle faisait depuis un bon moment déjà, et se contentait d’observait passivement les clients vaquer à leurs occupations, quelles qu’elles soient, dans la salle principale de l’établissement. La nuit était déjà tombée et elle avait débarrassé les tables du repas depuis une heure. A cette heure-ci, la plupart des clients présents étaient tranquillement en train de boire et de converser plus ou moins bruyamment. Les autres soirs, bien qu’ils soient peu nombreux car après tout cela ne faisait que peu de temps qu’elle était arrivée à Camelot, elle s’était occupée en écoutant les différentes conversations. Celles des voyageurs de passage s’étaient avérées assez intéressantes, faites d’anecdotes parfois passionnantes et parfois plutôt ridicules et hilarantes, contrairement à celles des ivrognes locaux qui étaient tout de suite beaucoup moins instructives.

Mais ce soir-là, elle préférait rester plongée dans ses pensées, songeant au chemin qu’elle avait parcouru jusqu’ici, et ce qui lui restait encore à accomplir. Lorsqu’elle était arrivée à Camelot, elle avait eu la chance de tomber sur cette auberge. Il ne lui restait plus beaucoup d’argent, et elle s’estimait déjà heureuse d’en avoir eu assez pour arriver jusque dans la cité, et il lui en était resté suffisamment pour passer quelques nuits dans l’auberge. Au moins le temps de trouver un travail. Et à sa grande surprise, elle n’avait pas eu à chercher longtemps. A dire vrai, elle n’avait pas eu à chercher du tout.
Lorsqu’elle était entrée dans cette petite auberge, dont la fonction de taverne devait sans doute plus rapporter que celle d’auberge, elle était donc tombée sur les propriétaires, un charmant couple ayant sans doute largement plus que la quarantaine (ceci étant une hypothèse largement approximative, elle n’avait jamais été douée pour déterminer l’âge des gens). Surpris de trouver une jeune femme comme elle (et qu’est-ce que c’était censé vouloir dire, exactement ?) voyageant seule, ils lui avaient naturellement demandé d’où elle venait, et ce qu’elle comptait faire dans leur belle cité. Elle ne voyait pas quelle menace ils pourraient bien représenter, et ils lui étaient vraiment sympathiques, elle leur avait donc gentiment répondu qu’elle venait de loin, et qu’elle était ici pour "commencer une nouvelle vie". Il lui était impossible de dire la vérité après tout, et elle avait jugé que c’était un mensonge bien inoffensif. Elle ne savait pas ce qui les avait poussés à vouloir l’aider, mais elle supposait que ce devait être la pitié. Méfiante et fière, Elinor aurait aimé pouvoir refuser. Mais dans sa situation actuelle, elle ne pouvait se le permettre. Elle avait donc accepté quand ils lui avaient proposé de travailler pour eux quelques temps, jusqu’à ce qu’elle parvienne à trouver un autre emploi.

Voilà pourquoi elle se retrouvait à astiquer le comptoir. Quand aux pensées dans lesquelles elle était plongée, après s’être d’abord étendues sur son arrivée et le château de Camelot sur lequel elle avait déjà commencé à se renseigner, à présent elles étaient tournées vers un autre intérêt sur lequel elle avait également commencé à prendre des informations. Garrett Jacor. Elle l’avait croisé dans le village, le lendemain de son arrivée, et elle l’avait immédiatement reconnu. Elle ne se souvenait pas de beaucoup de choses de sa vie à Camelot, mais de lui et de son visage elle s’en rappelait sans mal. Il lui avait fallu un peu plus de temps pour se souvenir de son nom. Elle avait l’habitude de l’appeler Garrett, à l’époque. On avait beau lui dire que ce n’était pas convenable, la petite fille qu’elle était alors n’en avait strictement rien à faire et n’en faisait qu’à sa tête. Néanmoins, elle se souvenait aussi vaguement de son père, du nom par lequel elle s’était adressée à lui les rares fois où elle en avait eu l’occasion. Elle avait donc pu retrouver son nom complet, et la curiosité avait alors commencé à la dévorer. Il représentait un si doux souvenir, et pour la première fois depuis vingt ans, ils se retrouvaient dans la même cité. Elle ne pouvait simplement pas l’ignorer. Elle avait donc tenté discrètement de savoir ce qu’il faisait, où il vivait, avec qui. Ce qu’il était devenu après ces vingt dernières années.

Elle en était là de ses réflexions, lorsqu’elle aperçut l’objet de ses pensées dans la salle, non loin d’elle. Cela lui fit l’effet d’un électrochoc et eut au moins l’avantage de la sortir de ses rêveries. Violemment. La surprise lui coupa momentanément le souffle, et une panique irraisonnée traversa son corps. Prise d’une soudaine impulsion, elle se retourna brutalement, avant de s’abaisser. Ainsi cachée derrière le comptoir, elle ne s’était jamais sentie aussi stupide et elle se serait volontiers tapé la tête contre le mur, si elle n’avait pas l’intime conviction que cela ne l’aurait rendue suspecte que plus encore. Pourquoi se cacher ? Il l’avait sans doute déjà vue, et même si ce n’était pas le cas, elle ne pouvait pas passer toute la nuit dans cette position. Et puis il y avait peu de chance qu’il la reconnaisse, elle ne serait qu’une étrangère à ses yeux. Peut-être venait-il juste boire un verre. Aucune raison de s’inquiéter. Elle finit donc par se relever, tentant de faire comme si tout était normal et naturel, et qu’elle s’était juste baissée pour une bonne raison. Lorsqu’il arriva jusqu’à elle, elle n’osa cependant pas le regarder directement. Préférant poser ses yeux sur la surface de bois qu’elle avait recommencé à essuyer inutilement, d’une manière qui se voulait nonchalante, elle parvint tout de même à conserver un semblant de calme.

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