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 I - 3.02 « Complots et Trahisons » [2]

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MessageSujet: I - 3.02 « Complots et Trahisons » [2]   Sam 23 Fév - 16:59


Nuit sans fin au ciel voilé, la danse des ombres se faisait à la lueur des torches et non à la clarté de la lune. Poussant Merlin par le colle enfin de le faire avancer, lui laissant toujours penser que la fin était proche pour lui. La vie ne tenait elle qu'à un fil? Un fil était si aisé à couper et pour la vie c'était sensiblement la même chose lorsque l'on savait où frapper. Et la princesse picte avait coupé bien des fils au court de sa vie. Un de plus ou un de moins ne pèserait pas grand chose dans la balance. Mais il ne s'agissait pas de choisir le bon endroit pour faire disparaître Merlin sans un bruit et sans une trace de sang. Il ne s'agissait pas non plus de quitter le château pour lui couper la tête au dessus de la rivière et d'y jeter le corps en espérant que les roches et le courant sauraient lui broyer la chair et les eaux. Le but de tout cela était bel et bien ailleurs. Un macabre mise en scène calédonienne. Une de ses choses incompréhensibles qui faisait que l'on ne pouvait que se méfier d'eux à cause de leur duperie et ce dont incroyable pour rester imprévisible.

Menant le valet dans les couloirs, la picte n'était vraiment pas du genre à vouloir qu'il joue les héros, sinon elle devrait lui trancher la jugulaire sans aucun scrupule. C'est alors qu'elle regarda furtivement derrière elle pour voir s'ils étaient suivit. Ce qui n'était nullement le cas. Alors elle relâcha sa prise sur le jeune homme le le fit tourner vers elle. « Tu sais assez de choses maintenant, allons raconter cela à ton prince. » A ces mots il était claire qu'il ne fallait pas s'étendre en bavardage et aller au plus directe pour gagner du temps et de la ruse. La louve parti en direction de la chambre du prince qui était à un étage au dessus. Il fallait resté discret. Prenant la tête du duo, elle se déplaçait rapidement et en silence, rangeant dans un moindre geste la dague dont elle avait auparavant menacé la gorge de Merlin avec. Pressant le jeune homme, elle surveillait les alentours pour ne pas tomber nez à nez avec Morgause et ou simplement Morgane. N'ayant pas sa lance sous la patte, il aurait été dommage de devoir mener un affrontement en directe au coeur de la cité. D'autant plus qu'il risquait d'être aisé pour Morgane de faire passer le comportement de Aaran comme une tentative de meurtre en sa personne.

C'est alors que la princesse fit irruption dans la chambre du prince qui était assis devant l'âtre de la cheminé, pensif et triste, les recherches de la journée ne l'avaient pas aidé à trouver le sommeil, impossible de mettre la main sur le coupable. L'arrivée des deux compagnons d'infortune le sorti de sa rêverie. « Prince, le temps nous est compté, le traître et son complice sont entre les murs du château. Merlin connait leur visage. »
Aaran se tourna alors vers Merlin qui se tenait légèrement en retrait, comme à son habitude. La picte avait bien remarqué les manières du valets. Rien de plus normal au vu de son statut. Reportant son attention sur le prince Arthur, la louve avait un regard grave et sérieux qui ne permettait pas de douter de ses paroles. Mais à vrai dire, en redoutable menteuse qu'elle était il était fort difficile de savoir lorsqu'elle disait la vérité ou non. Cependant, elle disait bien la vérité, d'autant plus qu'elle avait participé à cette vile manigance, bien que ce fut de la plus secrète des façons, ainsi avait il été impossible de la soupçonner.
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MessageSujet: Re: I - 3.02 « Complots et Trahisons » [2]   Sam 23 Fév - 17:55

Merlin se trouvait ridicule. Il avait été beaucoup trop facile à embobiner, comme le reste de la cité. À son retour, Morgane lui avait promit qu’elle avait changé, qu’elle avait comprit la leçon. Il avait bien vu aujourd’hui qu’elle avait menti. Et comme si cette trahison n’était pas suffisante, il se retrouvait dans une position des plus délicates. Non seulement il devait protéger Camelot de la pupille du roi qui se trouvait au cœur même de la cité, mais en plus il dévalait les couloirs avec la dague de la princesse picte au cou en guise de menace. Le magicien savait bien qu’il devait s’en sortir, mais avec une picte dans le dos, ce n’était pas des plus facile. Si ça avait été un des soldats du roi, sa tâche aurait été sans doute beaucoup moins difficile à achever. Mais rien n’était simple dans la vie du valet du prince, surtout depuis l’arrivée des pictes à Camelot. Il était probablement le valet le plus malchanceux du monde.

Personne ne les entendait apparemment. Le silence régnait dans les couloirs, ne laissant entendre que le vent caresser les flammes des torches suspendues aux murs. Elles projetaient leur ombre, une ombre noire bien plus sinistre qu’elle ne lui avait jamais parue. Pourtant, sans le savoir, Merlin n’avançait pas vers sa mort, mais bien vers la libération de Camelot, la libération d’Uther Pendragon. C’est quand elle le lâcha après avoir vérifié si la voie était libre qu’elle lui expliqua qu’ils allaient voir le prince. Incertain et méfiant, le serviteur d’Arthur regarda la princesse Aaran partir devant vers les appartements de son maitre. Elle semblait sérieuse, mais en même temps, il n’avait jamais vu la princesse sans un air sérieux au visage. Il était difficile de savoir la vérité avec elle. Mais il n’avait pas le choix d’y aller. C’était là sa seule et unique chance de voir Arthur et lui avouer ce qu’il venait de voir, bien que ça non plus, ça n’allait pas être une tâche des plus aisées…

La princesse passa devant les gardes qui gardaient les appartements de l’héritier du trône. Suivie de Merlin, ils passèrent sans même éveiller quelconque soupçons, malgré la nervosité du valet qui n’était jamais aussi nerveux normalement, en passant par cette porte. Une fois dans la chambre d’Arthur, Merlin resta en retrait près de la porte, fermée derrière lui, lorsque la princesse expliqua la raison de leur présence en ces lieux. Rapidement, la parole fut donnée au valet. Avec un peu de chance, elle allait confirmer ce qu’il avait vu et Uther allait être sauvé. Par contre, il devait bien se surveiller et surveiller Arthur. La princesse faisait partie du complot d’après ce qu’il avait pu comprendre de la part de Morgane et Morgause. Qui sait si elle n’a pas prévu tuer Arthur sur son propre terrain?
Suite à cette idée, le valet s’approcha un peu du prince, laissant ces mots délicats sortir d’eux-mêmes.

« Arthur… » Il avait décidé de laisser tomber le cérémonial. Merlin préférait s’adresser à son ami plutôt qu’à son maitre. La situation était des plus délicates et il compatissait. Arthur et tout Camelot allait probablement en souffrir, sans parler d’Uther. « Morgause est ici… Dans les appartements de Dame Morgane. Elles montent un complot contre Camelot. »

La vérité dite, celui-ci attendit la réaction du prince avant d’enchainer avec ses explications. Une si grave accusation ne pouvait se faire sans bon appui.

« J’ai vu Morgause marcher dans les couloirs et je l’ai suivit. Elle s’est rendue dans les appartements de Dame Morgane et toutes les deux ont commencé à parler… » Pendant quelques secondes, il hésita à dire que Morgane utilisait la magie. Cependant, si Arthur décidait de sortir de ses appartements pour aller à la rencontre de Morgane, le mieux était qu’il soit au courant, bien que Merlin allait sans doute l’accompagner. « Morgause et Morgane sont sœurs si j’ai bien comprit. Et Morgane utilise la magie… Je ne veux pas porter de fausses accusations, mais ce sont probablement elles qui ont enlevé votre père. »

Bien sûr, en portant une telle accusation, il mettait en danger la liberté du monde de la magie, mais il préférait gérer un problème à la fois. Sachant que la liberté des êtres magiques de ce monde allait être impossible à réaliser si Arthur mourrait maintenant, il préférait dénoncer Morgane, question qu’Arthur soit le plus méfiant possible, bien qu’il n’écoute pas souvent ses mises en garde. Mieux valait qu’il se méfie d’elle plutôt qu’il la sous-estime. Avec Morgause comme enseignante, Morgane s’était probablement développé des pouvoirs surprenants. La magie pouvait être bien néfaste, certes, mais sa prochaine mission allait consister à démontrer à Arthur qu’elle pouvait être très bénéfique également… quand il allait être prêt à l’accepter en tout cas.
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MessageSujet: Re: I - 3.02 « Complots et Trahisons » [2]   Sam 23 Fév - 23:06


Jour, nuit. Peu importait. J’étais là, assis, fatigué. La colère ne m’avait jamais quitté, mais face au feu et Ces flammes dansantes, mon esprit se laissait dériver. Je me souvenais alors de cette nuit là. Nos ombres démentes qui s’étiraient sur le sol et les murs, pareil à des diables en fêtes. La chasse d’aujourd’hui n’avait rien donné à par la découverte de la disparition d’une jeune femme qui s’occupait de la bibliothèque du château. Il fallait aussi espérer que Gauvain, Léon et Alexander puissent mener à bien leur quête. En attendant il m’était impossible de dormir tellement l’inquiétude me dévorait l’âme. Alors j’étais là à regarder l’âtre de la cheminé, assis dans mon fauteuil. Sans prendre garde, je sentais le sommeil qui commençait à me submerger, lentement. Du moins jusqu’à cette arrivée fracassante dans ma chambre. Je m’attendais à voir débarquer Merlin. Cependant ce ne fut pas le cas. Me levant d’un coup d’un seul, je me retrouvais face à une princesse picte à l’allure farouche et mon valet qui se trouvait là en retrait. Je ne comprenais pas cette entrée si soudaine et à une pareille heure de la nuit. Sans attendre et sans plus avoir le temps de réfléchir, Aaran se mit à parler. Ainsi annonça-t-elle que les traîtres se trouvaient entre ces murs. Fallait il la croire? J’avais encore bien du mal à lui faire confiance. Toutefois, en la présence de Merlin, lui qui était idiot mais parfois de bon conseil, je ne pouvais que prendre le temps d’écouter ce qu’il avait à dire quant à l’identité du coupable.

Croisant les bras, l’oreille attentive, j’attendais de savoir la vérité, même si étrangement je savais qu’elle n’allait pas me plaire. Sans un mot, j’écoutais, sentant un poignard me pénétrer le cœur avec une amère violence. Ainsi Morgause était à Camelot, et Morgane était de mèche avec elle. Plus grande trahison l’aurait mené à trépas comme un éclair foudroyant un arbre robuste. L’horreur des mots que venait de prononcer Merlin le laissait sans voix. Impossible d’y croire. Et pourtant, le sérieux planait sur Aaran et mon valet. Ce dernier me parlait comme à un ami et non comme un prince. Sur le ton de la confidence.
Dérouté, il fallait que je réagisse. Fallait il envoyer la garde? Si Morgane et Morgause savaient faire usage de magie, elles n’auraient aucun problème à sortir de la cité et les chances de retrouver mon père serait un échec cuisant. J’avais encore du mal à croire tout cela. Comment pareil chose avait pu frapper le royaume? Morgane, une traîtresse? Je n’avais pas voulu croire qu’elle avait quelque changé depuis son retour. Pourtant il y avait eu quelques indices. La vérité était terriblement douloureuse. Je n’osais imaginer la réaction de mon père s’il avait appris une aussi terrible nouvelle. Saisissant mon épée posé à mon côté contre le fauteuil, je levais sa lame vers la princesse. « Qui me dit qu’il ne s’agit pas d’une ruse de votre part ? Jusqu’à présent vous vous êtes montré bien discrète. » La peur, la méfiance, la colère, tout ce mélange de sentiments me faisait tourner la tête. Mais il me fallait continuer à me montrer fort malgré la fatigue menaçante. Je savais pas si engager un combat avec une picte était une bonne idée, mais je devais montrer que j’avais encore de la ressource. « Merlin, si tu dis la vérité, nous ne pouvons rien faire à cette heure. Je ne veux pas risquer la vie de mon père. »
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MessageSujet: Re: I - 3.02 « Complots et Trahisons » [2]   Sam 23 Fév - 23:53


Droite face au prince, Aaran restait l’observer d’un œil froid. Elle voyait chez lui tout le mal qui le rongeait. Tiraillé entre son statut royale et sa simplement condition d’homme. Arthur faisait plus pitié qu’autre chose, mais la pitié n’était pas un mot employé chez les pictes. Il n’y avait pas de place pour la faiblesse, il n’y avait que les gens du sud pour s’effondrer sous le chagrin et la colère. Ils avaient une vie bien trop légère. On pouvait dire tout ce que l’on voulait sur les royaumes au delà du mur d’Hadrien, aucun d’entre eux n’avaient la capacité à résister et à se démener contre la fatalité accablante du monde mortel. Impassible, patiente, la Louve attendait de prendre de nouveau la parole. Regardant alors Merlin parler, elle écoutait avec attention les moindres mots qui sortaient de sa bouche. Il n’était plus question de jouer le valet, la picte sentait qu’une amitié sincère liais les deux jeunes hommes, même si face au monde la vie avait voulu que l’un soit sous les ordres de l’autre.
Là, elle nota la réaction du prince face à une telle annonce. Et oui, la découvert de la traitrise de la pupille du roi sembla le désarmer. L’ennemi le plus terrible était celui que l’on ne pouvait soupçonner. Morgause avait frappé fort en liguant sa sœur contre la couronne. Aaran détenait la clé de la fourberie, son origine et la raison pour laquelle les deux femmes avaient manigancé un plan aussi monstrueux. Il y avait de quoi enflammer la colère endormi qui se mouvait encore dans le cœur d’Arthur. Car si la fatigue avait à demi enseveli les sentiments du prince, ils étaient toujours bel et bien là à attendre qu’on les ranime grâce à une force vengeresse.

C’est alors que le prince saisit son épée pour menacer la louve avec. Elle lisait en lui comme dans un livre ouvert. Il tentait de montrer qu’il avait encore de la ressource, mais il suffisait de souffler un peu dessus avec une légère brise pour qu’il s’effondre sur le sol. Les muscles des tempes d’Aaran bougeaient légèrement, signe d’une activité de la mâchoire. Donnait ainsi l’impression qu’elle allait se jeter sur lui avec une facilité déconcertante. Mais ce ne serait nullement le cas, du moins pour ce soir. « Prince, je sais que toute cette histoire est un lourd fardeau sur vos épaules. Mais si Morgane s’est liée avec la sorcière, c’est parce que Morgause lui a fait comprendre qu’elle était la fille d’Uther. Après une longue année loin de Camelot, elle lui a fait comprendre qu’elle était la digne héritière de la couronne. Vous n’êtes qu’un pion aujourd’hui. Aussi facile à balayer qu’un brin de paille. » Regardant Merlin, la princesse le fixa un instant droit dans les yeux avant de reprendre avec son accent du nord, glacé et sec. « Ainsi Morgane et Morgause ont elles monté se plan pour écarter le roi et vous faire tomber afin de prendre le trône de Camelot. » Ces mots résonnaient tel un malheur s’abattant sur la cité et sur l’échine d’Arthur. « La Magie ainsi corrompue, nous sommes esclave de notre condition de mortel. » Ainsi avait parlé la princesse. Nul doute qu’il fallait s’attendre à bien d’autres évènements dans l’avenir, mais impossible de le savoir. D’autant plus que les plans devaient continuer à se dessiner. Aaran continuerait-elle à jouer l’alliée de Morgane? Arthur saurait il garder le secret? Devrait on faire croire à la mort de Merlin afin de parfaire la couverture de la picte? Tout était incertain, mais cette nuit saurait porter conseil et au lendemain, tout serait beaucoup plus claire pour chacun des trois protagonistes présents dans cette chambre.
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MessageSujet: Re: I - 3.02 « Complots et Trahisons » [2]   Dim 24 Fév - 5:40

Le poison que Merlin avait jeté sur Arthur semblait faire son effet. Le prince semblait dérouté. Il avait le cœur brisé par cette nouvelle accablante qu’il venait d’entendre. Morgane n’était plus dans leur camp et il fallait trouver une solution pour l’empêcher de nuire. Bien sûr, cette tâche n’était pas celle d’Arthur. Il s’agissait là de la mission de Merlin, celle que le grand Dragon lui avait confié et qu’il n’avait pas accompli la dernière fois en l’empoisonnant. Aujourd’hui, il fallait élaborer un plan, un antidote contre le poison qui faisait rage au cœur de la cité.

L’air compatissant et également attristé par ses propres paroles, le valet du prince attendit une quelconque réaction de son maitre. Il réagit de la seule façon qu’Arthur Pendragon aurait réagit. Sortant son épée de son fourreau juste à côté de lui, il pointa l’arme blanche sur la princesse, lui affirmant presque qu’il ne pouvait pas avoir confiance. Bien sûr, le magicien comprenait totalement. Lui aussi s’en méfiait. Jusqu’ici, il n’avait pas dit à Arthur qu’elle était de mèche avec les deux sorcières. Bref, Arthur reprit la parole en disant à son valet que s’il ne mentait pas, ils ne pouvaient rien faire.

Le seigneur des dragons se doutait bien que son prince ne le pensait pas menteur, et encore moins dans ce genre de situation. C’est pourquoi il ne dit rien. Il se contenta de baisser un peu les yeux pour réfléchir à la question. Il était vrai que s’ils décidaient d’attaquer, de foncer tête baissée, c’est la vie d’Uther qui allait en payer le prix, et il fallait qu’il reste en vie, car tout le monde allait avoir du mal à supporter les conséquences de sa mort. Il fallait agir avec subtilité, mais ça allait être très difficile. Arthur ne pouvait pas quitter le château sachant que Morgane visait sa place sur le trône. Il devait rester à Camelot pour protéger l’intérieur de la cité. De son côté, Merlin était plutôt mal. Il devait être exécuté par la princesse, et Morgane et Morgause devaient le croire mort en ce moment, alors qu’il en était autrement. Il fallait qu’il disparaisse de Camelot, mais l’idée de laisser Arthur était inconcevable. Le danger allait le guetter de partout. Partir, c’était de prendre le risque qu’il se fasse tuer, que ce soit par l’une des sorcières ou encore par la picte.

D’ailleurs, Merlin écouta la princesse se défendre en expliquant bien la situation. Elle ne se gêna pas pour dévoiler une autre vérité troublante à Arthur qui ignorait que Morgane était sa demi-sœur. Le serviteur alla se placer près de son maitre afin de mieux voir la picte qui posa son regard sur lui dès qu’elle eut dit au prince héritier qu’il n’était qu’un pion au sein de ce système. Du mieux qu’il put, il feint d’ignorer le lien de parenté entre la sorcière et le roi, mais il ignorait s’il allait être capable de le cacher à la princesse qui semblait un peu trop perspicace. Quand à Arthur, il s’inquiéta légèrement pour lui. Ces nouvelles choquantes allaient jouer sur son moral. Une chose était certaine et à ne pas oublier par contre. Son très fidèle ami et serviteur était là et n’avait pas l’intention de le laisser s’effondrer sous tout ce poids qu’on lui mettait sur les épaules. S’il devait le secouer en lui lançant quelques remarques désobligeantes, il n’allait pas se gêner pour le faire. Pas plus qu’à l’habitude en tout cas. Bref. Aaran reprit parole sur un ton glacial pour donner la conclusion : Morgane et Morgause visent la couronne tandis qu’eux, ils étaient esclaves de leur condition de « mortels ».

Tel n’était pas le cas de Merlin, mais qui le savait? Ce n’était qu’un détail ayant une certaine importance, mais qui allait en parler ? Réfléchissant, Merlin baissa les yeux, donnant l’impression d’être soudainement intelligent, ce qui surprendrait probablement Arthur.

« Si on ne peut pas agir maintenant, il nous faut trouver le roi. » Levant les yeux, le magicien regarda la princesse. Sachant qu’elle était de mèche avec les deux traitres, peut-être en savait-elle plus. « Ne sauriez-vous pas où nous pourrions le trouver ? » En posant sa question, il laissait légèrement sous-entendre qu’Aaran avait peut-être une chance de le savoir. Cependant il n’avait pas le choix. De toute façon, Merlin avait un certain don pour agir et réfléchir seulement par la suite. Alors si Arthur venait à comprendre, Merlin n’avait qu’à défendre la princesse. Elle lui avait laissé la vie sauve après tout, bien qu’il ne soit pas vraiment certain à cent pour cent qu’il puisse lui faire confiance.

Celui-ci songea d’ailleurs ensuite à ce qu’il venait de dire. En fait, même si la princesse savait où Uther se cachait, personne à part lui allait pouvoir y aller. Bien sûr, il ne pensait pas aux soldats de la picte qui se cachaient dans les bois, introuvables. Tout ce qu’il se disait, c’était qu’Arthur ne pouvait bouger d’ici, et que s’il envoyait des chevaliers chercher le roi, cela pouvait éveiller les soupçons de la sorcière qui se réjouissait probablement de sa mort à l’heure qu’il était. S’il partait, il allait devoir faire vite. Et avec un peu de chance, il allait peut-être pouvoir avoir l’aide de Gauvain, nommé chevalier aujourd’hui même.
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MessageSujet: Re: I - 3.02 « Complots et Trahisons » [2]   Dim 24 Fév - 22:10


Nul besoin d’expliquer les raisons pour lesquelles Aaran avait accepté de se lier à Dame Morgane. En tout temps, les pictes n’ont fais que défendre leur terre contre l’envahisseur latin. Aujourd’hui, un seul et unique but animait les intérêts de ce peuple celte : trouver les meilleurs alliés. Tout au moins, il était temps de sortir des frontières de Calédonie et faire trembler de nouveau cette terre du sud, trop longtemps abandonné à la faiblesse des saxons et des bretons. Bien des complots étaient à prévoir, tous ridicule qu’ils étaient. La dernière alliance avait couté la vie au père du roi Uther. Ce dernier, trahit par les pictes, avait été tué sans plus de convenance. Sombre souvenir dont le souverain de Camelot ne pouvait avoir eu vent. Mais Aaran savait tout, voyait tout, entendait tout. Le Savoir était une forme de pouvoir en soi, qu’il fallait apprendre à manipuler avec la plus grande des précaution. Ainsi Savoir n’allait jamais sans Sagesse. Mais parfois, la vérité qu’ils délivraient tous deux pouvait causer plus de ravage que la guerre.

C’est là que Merlin reprit la parole. Observatrice, la Louve voyait bien qu’il tentait de savoir jusqu’à qu’elle point elle était noyée dans ce complot. Ainsi demanda-t-il si elle savait où était le roi. Et s’il y avait bien une chose qu’elle ne savait pas, c’était belle et bien l’endroit où était retenu Uther. Tout au moins, si elle ne le savait pas, ses hommes auraient grande facilité à trouver une piste et retrouver le roi. Tournant lentement le regard vers Arthur, puis s’intéressant de nouveau à Merlin, Aaran pris le temps pour prendre la parole. « Mes hommes sauront sans aucun problème le retrouver. » Cependant, une mise en garde était de rigueur. Si les deux femmes avaient mis au point ce plan ensemble sous le conseil de l’une ou l’autre, elles devaient avoir des amis à l’extérieur du royaume. Nul doute que le roi Cenred devait tremper dans cette affaire et cela jusqu’au cou. « Néanmoins… Certains de vos ennemis risquent d’être mêlés à cette affaire. » Reportant son regard sur le prince, la picte le regardait droit dans les yeux, de façon à mieux cerner son état d’âme sur l’instant. Elle le sentait bouleversé, tentant tant bien que mal de garder le contrôle de ses émotions pour être à la hauteur de ce qu’on attendait de lui. Il était humain. « Arthur, j’ai laissé comprendre à Morgane et Morgause que j’allais tuer Merlin. Il serait bon qu’il aille à la recherche de votre père afin que la ruse puisse marcher efficacement. »
Car oui, le valet ne pouvait décemment pas se balader dans les couloirs alors que la louve était censée lui couper la tête et faire disparaître le corps. Hors donc, il fallait pouvoir rester cohérent et ainsi dupée l’orgueil des magiciennes. Aaran n’était pas du genre à se faire prendre et ses plans, sans toujours les avoir en tête, avaient l'audace de reposer sur son instinct. En toute chose, Arthur ne pouvait pas quitter Camelot pour se joindre aux recherches, il allait devoir se plier au jeu dangereux de la comédie. La picte ne le sentait pas prêt à endosser un tel rôle. Il allait pourtant devoir le faire, quoi qu’il en coûte. Aaran serait là pour le guider et l’empêcher de faire le moindre faux pas.
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MessageSujet: Re: I - 3.02 « Complots et Trahisons » [2]   Dim 24 Fév - 22:33


De la méfiance, je ne pouvais qu’avoir de la méfiance pour cette femme. Peut-être ne l’avais-je jamais avoué à moi même, mais il y avait quelque chose de terrible chez elle. Certes, j’avais quelque peu fanfaronner à son arrivée à Camelot, mais au vu de son expérience et de sa capacité à ne pas respecter les règles d’un combat singulier, j’aurais peut-être et pour la première fois, préféré rebrousser chemin. Cependant, il fallait que je me sorte ce genre d’idée de la tête. Impossible de laisser divaguer son esprit dans un moment pareil, surtout dans l’hypothèse ou Morgause était belle et bien à Camelot en ce moment même. Rangeant mon épée à la ceinture et surveillant la princesse du coup de l’œil je portais mon attention que Merlin, celui ci ne semblait pas avare de mots. Hors donc, il conseillait de retrouver le roi, à défaut de pouvoir intervenir directement. Et bien évidemment, mon ami et serviteur s’adressa à la picte dans sa seconde phrase. Bien sûr qu’elle devait savoir où il était, c’était même évident.

Non sans savoir où était mon père elle était dans la capacité de le retrouver, tout au moins ses hommes. La colère en sommeil commençait à battre dans ma poitrine. Je la haïssais d’être capable de savoir aussi aisé où pouvait se trouver mon père. C’était d’eux dont nous aurions eu besoin pour retrouver Morgane et ainsi l’arracher à Morgause avant de la corrompre et de risquer la vie de Camelot et de ses habitants. Pourquoi n’avaient ils pu être là avant? Et savoir que depuis tout ce temps, Morgane était sa sœur aînée… Pourquoi autant de secret? Avait on besoin de faire autant d’histoire? Croisant de nouveau les bras, je tentais de soutenir le regard de la princesse. La colère me donnait le courage de pouvoir l’affronter dans un combat de regard. Ainsi s’adressa-t-elle à moi pour nous prévenir de l’éventuelle présence d’ennemis. Dit ainsi, cela ne me paraissait pas étant. C’était même d’une logique quasiment imparable. Elles étaient pas sottes au point de se croire intouchable et donc de négliger le lieu de détention de mon père tout comme de ses geôliers. Je les maudissais toutes deux d’avoir eu une si terrible idée juste pour une histoire de couronne. Non pas qu’une couronne n’était rien, bien au contraire, mais tout cela me semblait tellement fou, insensé, impensable pas définition, que je ne comprenais pas dans quel but censé on pouvait avoir pareil idée.

Il était à présent question d’envoyer Merlin à la recherche de mon père. Etait elle tombée sur la tête? Laisser Merlin s’occuper d’une entreprise aussi important? Après tout, j’avais davantage confiance en lui qu’en un picte. Mais au vu des arguments qu’avançait la princesse, je ne pouvais pas contredire son idée. Brillante idée même, qu’il fallait compléter. « Très bien. Merlin, tu iras retrouver les hommes de la princesse cette nuit, nous n’avons pas de temps à perdre. Je pense qu’ils s’auront d’apprendre la discrétion. » M’adressant alors à Aaran, je cherchais mes mots pour savoir comment lui parler. « Princesse, Je pense avoir quelques projets pour vous afin de faire croire à ces traitres que vous êtes entrée dans mes bonnes grâces. » Une incroyable invention venait de lui germer dans la tête. « Si vous dites qu’elles me croient faible, autant leur laisser penser que je serais encore plus facile à atteindre avec vous à mes côtés. » Je voyais déjà Merlin me dire que tout cela était une mauvaise idée. Après tout ni lui ni moi ne savions quoi que ce soit sur Aaran. Si je pouvais ne serait-ce que lui faire confiance en lui confiant ma propre vie. J’espérais ne pas me tromper en décidant de lui donner une place dans ce qui constituerait ma futur garde. J’hésitais encore sur cela. Mais plus j’y réfléchissais et plus cela me semblait bon.
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MessageSujet: Re: I - 3.02 « Complots et Trahisons » [2]   Lun 25 Fév - 0:17

L’idée de partir à la recherche d’Uther embêtait Merlin pour une seule et très bonne raison. Laisser Arthur seul à Camelot, sans son aide, c’était très risqué. En rien il ne se proclamait héro et protecteur du prince. Seulement, son travail ne se résumait pas à seulement être le valet du prince de Camelot. C’était bien au-delà de ça. Il devait veiller à sa sécurité, veiller à ce que s’accomplisse son grand destin. Depuis déjà longtemps, les druides parlent d’Arthur comme étant celui qui libèrerait le monde de la magie et Emrys, de son nom druidique, était celui qui allait l’aider. Par contre, pour cela, il ne se voyait pas partir loin et encore moins longtemps.

Aaran prit d’abord la parole en lui disant que ses hommes dans la forêt sauraient facilement retrouver la trace du roi disparu. Sans trop savoir comment, il préféra ne poser aucune question afin de ne pas s’attirer les foudres de la pictes et qu’elle décide de le tuer réellement. D’ailleurs, après avoir évoquer les ennemis du royaume, la princesse enchaîna avec le fait que Merlin devait être tué de sa main cette nuit. Elle proposa alors cette idée que Merlin avait eue également en tête, sans trop être d’accord avec lui-même. Méfiant, il se dit qu’en plus de pouvoir analyser les gens, elle devait lire dans leur pensées. Bref, le magicien regarda son maitre qui approuva l’idée. Surpris, il l’écouta attentivement, se faisant dire qu’il apprendrait à être plus discret avec les pictes. En y réfléchissant bien, avait-il vraiment envie d’apprendre à être discret ? Non. Pas le moins du monde.

« Non, attendez Arthur … » Avant même d’avoir pu terminer sa phrase, le serviteur fut coupé dans son élan par ce dernier. Probablement avait-il prévu qu’il allait protester. En même temps, ils se connaissaient trop bien l’un et l’autre. Ils étaient faits pour ne pas s’entendre. Bref, le prince se mit à expliquer une idée qui venait sûrement de lui passer par la tête. Il demanda à la princesse de jouer les gardes du corps avec lui. Un peu plus surpris, il se dit qu’Arthur devait être tombé sur la tête avant qu’ils n’entrent dans la chambre. Une idée aussi folle, comment pouvait-il la proposer? Pourtant, il semblait terriblement sérieux. C’est probablement ce qui effrayait le plus l’élève de Gaius.

« Arthur, je ne crois pas que ce soit… » Encore une fois, il fut coupé dans son élan, mais cette fois, non pas par des paroles, mais par un regard. Arthur le regarda avec l’air de lui dire de la fermer, car il n’allait pas l’écouter de toute façon. Merlin posa alors son regard sur la princesse. Il avait beau protester, c’était là un bon plan, à l’exception d’un détail. Ils ignoraient s’ils pouvaient avoir confiance en elle. Il n’avait pas le choix de partir, mais il n’avait pas non plus le choix de vite rentrer. Alternant son regard entre les deux, il prit une grande respiration.

« Je vais préparer mon sac » dit-il en regardant la princesse, ayant peur de faire la plus grave des erreurs. Il partit en direction de la grande porte en bois, s’arrêtant pour se retourner une fois la main sur la poignée. Aaran lui expliqua comment ils allaient sortir de Camelot. Après avoir bien suivit et comprit l’explication, il hocha la tête puis posa un dernier regard sur Arthur. « Soyez prudent. » C’était là la seule chose qu’il pouvait lui dire et se faire entendre. Ensuite, il sortit de la chambre et se rendit discrètement aux appartements de Gaius, veillant bien à ne pas se faire prendre à Morgause ou Morgane, ou même un chevalier ou un garde qui aurait la brillante idée de l’interpeller.

Quelques minutes plus tard, il entrait dans sa chambre et sortit son sac de son armoire. Il prépara l’essentiel puis sursauta en entendant la voix de Gaius qui l’interpella, la voix et les yeux encore fatigués. Le magicien se retourna et regarda son sac par la suite. C’était l’heure des explications. « Merlin, que fais-tu ? Où tu vas ? » Nerveux, l’élève lui fit signe de baisser le ton. Sait-on jamais. Il s’approcha alors pour tout lui expliquer. « J’ai entendu Morgause discuter avec Morgane, Gaius. Elles sont toutes les deux à l’origine de la disparition d’Uther. La princesse picte leur a fait croire qu’elle allait me tuer, mais nous sommes allés voir Arthur à la place. Il sait tout maintenant, y comprit que Morgane est sa sœur. » Le pauvre vieil homme ne sembla pas vraiment comprendre ce que son apprenti essayait de lui expliquer. Mais en fait il comprenait très bien. Il comprenait que Merlin était encore sorti cette nuit et s’était mit les pieds dans les plats, une fois de plus. « Qu’est-ce que tu racontes? Expliques-moi. » Merlin soupira et regarda la porte. « Je n’ai pas beaucoup de temps Gaius. Je dois partir. Si Morgane voit que je ne suis pas mort, elle comprendra la trahison de la princesse picte à son égard, et nous n’aurons plus de chance de sauver Uther. » Gaius comprit alors mieux ce qui s’était passé. Voyant son regard remplit d’inquiétude, Merlin lui sourit pour le rassurer. « Ne vous en faite pas, je reviendrai bientôt. Je vais rejoindre les pictes dans la forêt. Avec eux, nous allons probablement retrouver Uther plus rapidement. » Suite à ces mots, il mit son sac sur son épaule et laissa Gaius lui faire une accolade à laquelle il répondit, ayant l’impression qu’il lui faisait ses adieux, alors qu’en fait, ce n’était pas le cas. Il n’avait pas vraiment le choix de revenir de toute façon. Il n’allait pas laisser Arthur se débarrasser de lui aussi facilement. « Sois prudent Merlin. » Tous les deux se regardèrent et le plus jeune hocha la tête en guise de promesse. « Veillez sur Arthur durant mon absence. »

Suite à ces mots, Merlin partit de nouveau arpenter les couloirs du château, se rendant jusqu’à l’extérieur sans se faire voir. Ensuite, il se rendit aux écuries où l’attendait la princesse. Il espérait ne pas l’avoir fait attendre trop longtemps.
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MessageSujet: Re: I - 3.02 « Complots et Trahisons » [2]   Dim 3 Mar - 21:58


Aaran observait les deux jeunes hommes. Le comportement humain était des plus intéressant à étudier lorsque cela se faisait à leur dépend. Silencieuse, la picte écoutait les dire du prince tandis que Merlin essayait désespérément de lui faire comprendre que ce qu'il disait n'était pas de son goût. Après tout, la Louve avant longuement étudié ce garçon et avait noté à quel point il se refusait à voir son seigneur en danger. Et cela malgré le fait qu'Arthur le traitait souvent avec peu respect. Ou tout au moins, il reconnaissait difficilement que Merlin ait pu avoir une once d'intelligence en lui. Pourtant la guerrière avait compris que derrière cette apparente idiotie se cachait un jeune homme observateur et conscience de la place qu'il avait dans ce château.
Écoutant les dires du prince, Aaran allait devenir un garde du corps après l'annonce de la mort de Merlin. L'idée était à développer, mais elle n'était pas si mal. Après tout cela permettrait de faire croire à Morgane que la princesse était entrée dans les bonne grâce de l'héritier et qu'ainsi il leur serait plus facile de le toucher. Là encore, la logique picte n'était aucune emprise sur le bon sens et comme pour tout, la Louve saurait rendre son jugement inconnu.

C'est alors que Merlin décida de quitter la chambre. « Merlin, retrouve moi à l'écurie. De là, nous prendrons ton cheval et je nous ferais rejoindre mes hommes. Fais toi le plus discret possible. De cela dépend le reste de ce plan. » Après quoi le valet s'éclipsa, laissant la picte seule avec Arthur. Observant la tête blonde en face d'elle, Aaran resta là à le détailler de pied en cape avant de parler. « Nous reparlerons de cette affaire, il ne faut pas qu'elle semble être le fruit d'une alliance nocturne, cela serait trop semblable à celle de j'entretiens avec Dame Morgane. » Pareil à un esprit fourbe et sournois, la princesse savait déjà ce qu'il y avait à faire pour que personne ne se doute de quoi que se fut. Assurément que les gardes l'avaient vu passer avec Merlin, mais demain ils ne devraient s'en souvenir car ils en allaient de leur vie. Ainsi fallait il jouer à une autre duperie, mais laquelle? Il ne fallait pas s'en inquiéter, les idées des calédoniens étaient plus aventureuses que n'importe laquelle des légendes du sud.

Passant les doigts autour de son cou, Aaran détacha un pendentif qu'elle avait. C'était un ouvrage picte représentant une tête de loup. Le tendant au prince, elle lui dit alors qu'il saurait lui tenir chance et qu'il ferait parti de la meute temps qu'il le porterait. Si magie il y avait, le prince n'en saurait rien. Après tout, il était impossible de comprendre la culture picte à moins de vouloir en saisir le sens premier. Après quoi, elle décida de se retirer pour rejoindre Merlin aux écuries. En passant devant les gardes, elle toucha le second pendentif qu'elle avait autour du cou, frappant ainsi les deux gardes d'un sortilège qui leur ferait oublier cette dernière heure. Il ne fallait pas se demander pourquoi les pictes passaient toujours inaperçu... La Louve de Calédonie disparue au détour d'un couloir.
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