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 Tout près des frontières. [Merlin&Lancelot]

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MessageSujet: Tout près des frontières. [Merlin&Lancelot]   Lun 3 Déc - 2:19


Le peuple se remettait lentement des dégâts physiques et psychologiques affligés à la ville basse et aux paysans. Tous s’entraidaient et veillait à ce que les autres ne manquent de rien. Avoir autant de travail après un cauchemar pareil, c’était comme après la Grande Purge selon les dires de certains, d’autres n’ont eu le temps de rien comprendre, ni de rien voir tandis que d’autres n’ont tout simplement pas participés aux événements, ayant été blessés. D’ailleurs, après ce drame, Gaius a commencé à avoir deux fois plus de travail que d’habitude. Le travail de Merlin fut donc doublé à ce moment aussi.

Les jours suivant la disparition de la bête, le nombre de blessés restait toujours grand et le travail était énorme. Entre son travail avec Arthur, la disparition du roi, ses tâches, son destin et tout le reste, Merlin n’eut pas une seule minute pour s’asseoir et relaxer. Les temps ne le permettaient certainement pas, et Merlin n’allait pas non plus s’asseoir en sachant dans quel état se trouvait Camelot.

Des blessés, il en pleuvait depuis, et Gaius commençait à manquer de réserve dans ses ingrédients et autres. C’est pourquoi ce matin-là, Merlin alla voir Arthur, le trouvant assis à sa table, plusieurs parchemins devant lui. Il avait dû s’endormir là la veille. Merlin le réveilla comme à son habitude, lui fit prendre son petit déjeuné et lui demanda s’il pouvait partir pour aller chercher les ingrédients dont Gaius a besoin, certains étant dans un village qui se trouvent à une demi-journée de route. Le prince n’ayant pas dans l’idée de laisser ces pauvres gens souffrir encore plus longtemps, accepta à la condition que Merlin soit prudent et qu’il rattrape son retard dans ses tâches le lendemain. Ni une ni deux, Merlin prit rapidement la direction des appartements de Gaius qui lui indiqua où trouver tous les ingrédients dont il avait besoin. Carte en main, Merlin prit la direction des écuries et parti sur sa monture noire vers la forêt.

Après un moment de galop, le jeune magicien fit une pause pour boire et faire boire son cheval puis reprit la route par la suite. Quelques heures plus tard, il entrait dans un village qu’il ne connaissait pas, se rendit sur la place du marché et y acheta les ingrédients qu’il avait besoin, affirmant que c’était pour Gaius. Une fois cela fait, il reprit sa route et se rendit dans la forêt, s’éloignant un peu plus de Camelot pour se rendre vers les frontières du Royaume.

Durant le trajet, Merlin ne pu s’empêcher de réfléchir à ces derniers événements. Pourquoi la bête avait-elle enlevé le roi au lieu de le tuer, comme d’autres ? La magie, bien sûr, quelqu’un souhaitait se venger. C’était le même scénario qui se répétait, mais en temps normal, l’ennemi cherchait toujours à éliminer Arthur ou Uther rapidement, et non de les enlever. La seule explication plausible à cela, c’était que l’on cherchait à affaiblir Camelot, la rendre vulnérable. Partir aussi loin n’avait peut-être pas été une très bonne idée, puisqu’il avait laissé Camelot et surtout Arthur en danger derrière.

Merlin revint sur terre et se concentra sur son trajet. Mieux valait se dépêcher à trouver les derniers ingrédients dont avait besoin Gaius. Il s’arrêta alors pour regarder sa jolie carte afin de se situer. Si ses calculs étaient exacts, il y avait normalement une gorge tout près, et c’est près de là qu’il allait trouver ces herbes précises, près d’un point d’eau. Il traversa donc la gorge, ayant soudainement l’impression d’être observé. S’arrêtant, il regarda derrière lui, sachant bien qu’il n’y avait personne devant, puis il leva la tête pour voir plus haut si quelqu’un ne l’observait pas.

Comme à son habitude, ne voyant personne, il fit mine de continuer d’avancer au pas, toujours sur sa monture, presque terrorisé à l’idée d’être attaquer.
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MessageSujet: Re: Tout près des frontières. [Merlin&Lancelot]   Lun 3 Déc - 19:12

    Celui qui n’a jamais connu l’errance ment. Quel que soit la situation, tout le monde c’est vu rejeté de quelconque façon et s’est cherché. Certains involontairement, d’autre par choix en quête d’un avenir. Nous pouvons être seul ou accompagné dans cette mésaventure. Cependant, même avec un bon compagnon de route, il nous arrive parfois de ce sentir seul et désespéré. Dans ces moments-là, on fait souvent le point sur notre existence. Passé, présent, futur… C’est alors que l’on se voit qu’elle n’est pas ce que l’on aurait espéré. Si c’est le vas pour beaucoup d’entre nous, Lancelot lui pourrait en témoigné lui aussi. Même si avoir revu Guenièvre lui a redonné espoir, les mois passés ne l’ont pas poussé à s’établir quelque part. Le pauvre n’est jamais resté plus d’une semaine au même endroit. Si quelqu’un le cherchait il lui était difficile de le trouver.

    Cependant, si certaines prouesses résolvaient une simple attaque de bandits ou une altercation, Lancelot passait son temps à aider des pauvres malheureux à se défendre contre la tyrannie qui pesait. Une vie peu paisible, mais il avait choisi ce mode de vie jusqu’au jour où son rêve s’accomplirait. Devenir un Chevalier de Camelot. Malheureusement pour lui, il n’était pas issu d’une famille noble et donc ne pouvait l’être en ce jour. Mais quand le jour où la chance lui avait souri, il ne pu le devenir réellement. Le brave guerrier pu goûter momentanément son rêve, mais sous supercherie qui fut vite découvert. Un jour viendra où il pourra être celui dont il a tant rêvé. Du moins, il l’espérait.

    Un pied devant l’autre, la destinée conduit Lancelot au cœur d’une forêt où bon nombre de plantes en tout genre poussaient. Perceval, lui était resté un peu plus longtemps dans le dernier village où ils s’étaient arrêtés afin de s’assurer que tout était redevenu à la normal. Enfin, c’est ce qu’il avait dit à Lancelot avant que ce dernier parcourt la forêt si dense. Dans une semaine, ils se retrouveraient et repartiraient à errer. Mais le Du Lac se demandait si son ami n’était pas finalement resté pour les beaux yeux de la bergère. Peu lui importait. Si Perceval voulait rester dans ce village, il respecterait son désir.

    A la mi-journée, le futur chevalier s’arrêta un moment pour se reposer un peu. Il s’appuya contre un chêne centenaire, déposa son épée à sa proximité contre une grosse racine et fit un petit feu. Au menu, truites grillées. Pas vraiment un repas de luxe, mais il s’y était fait. L’odeur du poisson grillé commençait lui chatouiller les narines. Sans doute que le repas allait bientôt être prêt. Attentif au moindre bruit et ranimant un peu les braises à l’aide d’une branche, Lancelot releva la tête. Un cheval trottait… Etait-ce un des hommes de mains de ce dernier bandit qui a eu le malheur de croiser leur chemin ? On n’est jamais trop prudent. Pris de curiosité et de prudence, le valeureux vagabond attrapa son épée et décida de partir en excursion. Le repas allait devoir attendre…

    C’est non loin de la gorge et un peu plus bas d’où il s’était arrêté qu’il aperçut un cavalier. Il n’était pas difficile de voir qu’il semblait être perdu ou ne pas connaitre le coin puis qu’il tenait un semblant de carte entre ses mains. Mais c’est en se rapprochant un peu plus que Lancelot vit de qui il sagissait. Sourire aux lèvres, il rangea son épée et vint à la rencontre de son ami. Pas encore réellement visible, Lancelot se fit entendre lorsqu’il marcha sur une brindille qui craqua :


        « Tu es bien loin de Camelot, tu sais… »


    Plus que quelques pas et il serait découvert. Trois, deux, un…

        « Tu cherches quelque chose ? Tu sembles perdu. »

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MessageSujet: Re: Tout près des frontières. [Merlin&Lancelot]   Mer 5 Déc - 19:00

Quelques pas plus loin, Merlin entendit une brindille se casser sous le pied de quelqu’un. Arrêtant à nouveau son cheval, le magicien regarda à nouveau autour pour finalement entendre cette voix, une voix qu’il connaissait bien mais qu’il n’avait pas entendu depuis longtemps. Cependant, mieux valait ne rien dire pour le moment, au cas où ce serait un piège. Sait-on jamais. Il descendit donc habilement de son cheval, prêt à se défendre advenant le cas où on lui voudrait du mal, bien qu’il n’ait pas tout à fait le profil de la parfaite victime à laquelle n’importe quel bandit s’en prendrait.

Pied à terre, il entendit cette voix à nouveau, se retournant rapidement pour voir de qui il s’agissait. En voyant son vieil ami, Merlin afficha un sourire, rassuré de n’avoir rien à craindre.

« Lancelot ! »

Prenant sa monture par les rennes, il avança vers son ami et lui serra la main, constatant qu’il semblait en parfaite santé, avec peut-être un léger manque de bonheur qui ne paraissait pas vraiment.

« En fait je suis en train de chercher des herbes pour Gaius. Ses réserves ont été épuisées rapidement et mieux vaut se tenir prêt en cas d’une attaque. »

Merlin regarda autour, les environs. Le fait qu’ils se soient rencontrés donnait un indice qu’il ne s’était pas installé dans un petit village. En même temps, cela ne surprenait en rien notre magicien qui savait trop bien que Lancelot ne vivait que pour combattre, pour prouver sa valeur. Dommage qu’il n’ait pas pu rester à Camelot pour offrir ses services en tant que chevalier.

« Si tu es là, j’imagine que ça veut dire que tu ne t’es installé nulle part ? Tu continues à combattre on dirait bien. »

En fait, savoir que Lancelot s’accrochait à ce rêve, c’était pour Merlin une joie. Il était content car il savait bien qu’un jour, ses services allaient être utiles pour Camelot. Que ce soit demain, ou une fois qu’Arthur deviendra roi, Lancelot allait avoir sa chance. Il en était persuadé. Cependant, il n'avait pas vraiment réfléchit avant de parler, ne s'étant pas dit que ça pourrait blesser Lancelot en lui rappelant qu'il ne pouvait pas devenir chevalier.
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